c'


c'

2. ce [ sə ] ( c' devant en, et les formes du v. être commençant par une voyelle; ç' devant a) pron. dém.
çoXe; lat. pop. ecce hoc, de hoc « ceci »
Sert à désigner la chose que la personne qui parle montre ou a dans l'esprit. I
1 ♦ C'EST, CE DOIT (PEUT) ÊTRE, met en valeur un membre de phrase. C'était le bon temps. Ce doit être, ce devait être lui. Ce ne peut être cela. C'est un brave homme; ç'a été un brave homme; ce sont de braves gens. Ce sont, c'étaient eux (mais c'est vous, c'est nous). C'est mon ami et son frère. C'est beau. C'était bien. Ce sera mieux ainsi. Ç'allait être dur. Fam. (sans accord) « Ce n'est pas des visages, c'est des masques » (France). Loc. (où être reste au sing.) Si ce n'est; fût-ce.
2Ce dans une phrase interrogative. Est-ce vous ? Qui était-ce ? Redoublement deCE. Qu'est-ce que c'est ? Redoublé dans une propos. subordonnée. Je sais ce que c'est que ce livre.
3 ♦ C'EST... QUI; C'EST... QUE, sert à détacher en tête un élément de pensée. C'est un gros défaut que l'orgueil. (Avec relative) C'est vous qui le dites ! « Hippolyte ? Grands dieux ! — C'est toi qui l'as nommé ! » (Racine). C'est une bonne idée que tu as eue. (Avec inf.) Ce serait faux que prétendre (littér.), que de prétendre.
C'EST QUE (exprime la cause). S'il est malade, c'est qu'il a trop travaillé. (Exprime l'effet). Puisque vous m'avez appelé, c'est donc que vous voulez me parler. Ce n'est pas que je veuille... : je ne veux pas...
4C'EST À... DE... C'est à lui de jouer. C'est à mourir de rire. C'est à voir.
IICE QUE, QUI, DONT...;CE À QUOI, POUR QUOI.
1Ce que tu dis est faux. Regarde ce qu'il fait. « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement » (Boileau). « Vous êtes aujourd'hui ce qu'autrefois je fus » (P. Corneille). Ce dont on parle. Ce à quoi tu penses. C'est ce pour quoi on l'emploie. Elle a tout ce qu'elle désire, tout ce qui lui fait plaisir.
2Fam. Ce que : combien, à quel point. ⇒ comme. Ce que c'est beau ! Ce que t'es bête ! « On n'imagine pas ce que c'est difficile de le voir » (A. Gide).
IIIVx ou loc.
1CE, objet direct (sans que, qui...). Ce semble. Mod. Ce me semble : il me semble. — REM. Dans cet emploi, ce est aujourd'hui senti comme sujet.
2Cela. Vx En vertu de ce... Mod. Ce disant, ce faisant : en disant, en faisant cela. Pour ce faire. Les tarifs seront augmentés, et ce, dès la semaine prochaine. Sur ce : là-dessus. Sur ce, il nous quitta.

ce ou c' pronom démonstratif (latin populaire ecce hoc, ceci, renforcé par ecce, voici) Désigne quelque chose (fonction déictique) ou représente un groupe nominal, un adjectif ou une phrase (fonction anaphorique). Antécédent d'un pronom relatif : Répète ce que tu as dit. Ce qui, que, à quoi, dont, introduisent une interrogative indirecte : Je me demande ce qui se passe. Familier. Ce que… !, introduit une phrase exclamative directe ou indirecte en insistant sur la quantité, l'intensité : Ce qu'on s'est amusés ! À ce que, de ce que, introduisent des complétives de certains verbes transitifs indirects : Je veillerai à ce que tout aille bien. C'est, ce devait être, ce pouvait être, etc., s'emploient pour désigner quelqu'un, quelque chose, pour mettre un mot en relief : Tout cela, c'est faux. C'est nous les gagnants. Ce devait être une erreur. C'est… qui (dont), c'est… que, servent à mettre en relief un groupe nominal : C'est votre idée que je préfère. C'est que, ce n'est pas que, introduisent ou rejettent une explication : Si les essais ont échoué, c'est qu'on n'a pas pris les précautions suffisantes. Et ce, sert à rappeler ce qui ce qui vient d'être dit ; et cela : Il a gagné la course, et ce malgré une avarie de moteur. Ce faisant, en agissant ainsi, par ce moyen. Pour ce faire, dans ce dessein, pour y parvenir. Sur ce, sur ces entrefaites. ● ce ou c' (difficultés) pronom démonstratif (latin populaire ecce hoc, ceci, renforcé par ecce, voici) Emploi 1. Ce / c' / ç' devant les auxiliaires être et avoir. Ce lorsque l'auxiliaire est à une forme qui commence par une consonne. Si peu que ce soit. Si peu que ce fÛt. C', ç lorsque l'auxiliaire est à une forme commençant par e ou a. C'est bien. C'eÛt été dommage. Ç'allait être une découverte appelée à faire grand bruit. Remarque Cette règle s'applique surtout à l'écrit et à l'oral de registre soutenu. Dans l'usage oral courant, ça est souvent substitué à ç' et fait hiatus avec la voyelle de l'auxiliaire : ça avait été un très bel automne ; ça a pu convenir autrefois. 2. Ce / cela. Devant être, ce et cela peuvent être employés l'un et l'autre. Ce est courant, cela est d'un registre plus soutenu. Ce sera une fête grandiose. Cela sera magnifique. Devant un pronom personnel complément d'attribution précédant le verbe être, ce et cela peuvent être employés l'un et l'autre. Cela lui est indifférent. Ce me serait bien utile. Remarque Dans cette position et dans cette fonction, l'usage oral remplace le plus souvent aujourd'hui ce et cela par ça : ça lui est indifférent ; ça me serait bien utile. → ça. 3. Ce qui / ce que. Dans l'interrogation indirecte, on emploie ce qui ou ce que : dis-moi ce qui te ferait plaisir ; dis-moi ce que tu veux. Recommandation Éviter : dis-moi qu'est-ce qui te ferait plaisir et dis-moi qu'est-ce que tu veux. 4. Ce qui / ce qu'il. Il fait ce qui lui plaît ou ce qu'il lui plaît. Les deux tournures sont correctes l'une et l'autre, mais elles présentent une nuance de sens. Il fait ce qui lui plaît = ce qui lui plaît, il le fait. Il fait ce qu'il lui plaît = il lui plaît de faire cela, il le fait. Remarque La langue parlée familière donnant aujourd'hui à il la prononciation de y, cette distinction vaut surtout pour l'écrit. Elle n'est plus que rarement perceptible à l'oral. Faites ce qui vous semble bon ou ce qu'il vous semble bon. Les deux tournures sont correctes l'une et l'autre. Remarque L'une (ce qui) représente une construction personnelle, l'autre (ce qu'il) une construction impersonnelle, comme dans il fait ce qui lui plaît, il fait ce qu'il lui plaît, v. ci-dessus. 5. C'est / ce sont. C'est nous, c'est vous. L'emploi de c'est devant nous et vous est correct et normal : c'est nous qui gagnons ; c'est vous qui avez arrangé cela tous les trois. Ce sont eux, ce sont elles. Devant eux et elles, on emploie ce sont dans les phrases affirmatives. Dans les phrases négatives et interrogatives, c'est est admis. Ce n'est pas eux qui ont pris l'initiative. Est-ce vraiment eux qui ont pris l'initiative ? Remarque Ces règles valent surtout à l'écrit et à l'oral de style soutenu. Dans l'usage oral familier, c'est eux et c'est elles sont très fréquents. C'est cent francs, c'est huit heures de marche. Devant une indication de quantité, on emploie habituellement c'est : c'est mille francs de gagnés ; pour obtenir ce certificat, c'est deux heures d'attente. Ce sont, qui n'est pas incorrect, met l'accent sur le nombre : ce sont mille francs qu'il va falloir payer ; ce sont deux heures qui paraîtront bien longues. Ce sont des histoires / c'est des histoires. Dans l'expression soignée, on accorde le verbe au pluriel et l'on dit : ce sont des histoires. Dans l'expression orale non surveillée, c'est est souvent employé devant un nom au pluriel : c'est des fariboles, tout ça ! C'est (ou ce sont) le héros, la belle et ses amis qui finissent par avoir le dessus. Le verbe être peut être au singulier ou au pluriel lorsque le premier terme de l'énumération qui suit est au singulier et que tous les termes de l'énumération sont sujets d'un autre verbe. Le système solaire compte neuf planètes : ce sont... Devant une énumération sans verbe, expliquant ou développant un mot qui précède, on emploie ce sont. Construction 1. C'est à l'amour que je pense/ c'est l'amour auquel je pense. Les deux tournures sont également correctes. Recommandation Ne pas mêler les deux tournures ; éviter : c'est à l'amour auquel je pense. 2. C'est d'elle que je parle / c'est elle dont je parle. Les deux tournures sont également correctes. Recommandation Ne pas mêler les deux tournures ; éviter : c'est d'elle dont je parle. 3. C'est une erreur de croire cela / c'est une erreur que de croire cela. Les deux tournures sont également correctes. Remarque C'est une erreur que croire cela ne se dit plus. 4. Ce n'est pas que (+ subjonctif) : ce n'est pas que je veuille vous décourager, mais cela me paraît difficile. Recommandation Éviter : ce n'est pas que je veux vous décourager... 5. C'est lui qui réclamait / c'était lui qui réclamait. C'est, au présent, peut être suivi d'une proposition introduite par qui ou que dont le verbe est à un autre temps : c'est en Angleterre que cette invention connaîtra le développement le plus rapide ; c'est en avril 1789 qu'éclata à Paris une émeute qui préfigurait la Révolution. Mais, dans l'expression soignée, la correspondance des temps est fréquente : ce sera en Angleterre que cette invention connaîtra... ; ce fut en avril 1789 qu'éclata... 6. C'est à vous de jouer / c'est à vous à jouer. Les deux constructions sont admises. C'est à vous de est préférable à l'écrit et dans l'expression orale soignée. → cece ou c' (homonymes) pronom démonstratif (latin populaire ecce hoc, ceci, renforcé par ecce, voici) saie nom féminin sais forme conjuguée du verbe savoir sait forme conjuguée du verbe savoir

⇒CE1, C', Ç', pron. dém. neutre et particule.
Désigne un objet inanimé (plus rarement un être animé) présent, tout au moins dans l'esprit du locuteur. Abrév. c' devant e, ç' devant a.
I.— Ce, pron. neutre.
A.— Fam. ou littér. [En dehors de la fonction d'antécédent] (Loc. gén. figées, souvent avec valeur adv.).
1. Ce. Quelque chose de précis qui vient d'être dit ou qui va l'être.
a) Ce, compl. verbal + part. prés. en prop. abs. au début d'une phrase.
Courant
Ce disant. En disant cela :
1. — S'il m'arrivait de mourir demain, (...), je demande que l'on fasse mon autopsie (...).
Ce disant, avec la pointe de l'index, il esquissait, sur le devant de sa blouse, le tracé d'une incision imaginaire...
G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Les Maîtres, 1937, p. 204.
Ce faisant :
2. Je serrais. Une poigne rose de bambin vaut un étau. Et, ce faisant, pour la mieux considérer et m'instruire, je rapprochais la vipère de mon nez...
H. BAZIN, Vipère au poing, 1948, p. 8.
Ce que voyant :
3. C'était l'automne : les pommes tenaient à peine aux branches et tombaient au moindre souffle. Ce que voyant, chacun de nos promeneurs se disait :
— Puisque cette pomme est tombée, c'est qu'elle est mûre...
REIDER, Mlle Vallantin, 1862, p. 139.
Rare, affecté
Ce étant (ce, suj. du verbe être). Cf. BALZAC, Œuvres diverses, t. 2, 1850, p. 279.
Ce rêvant. En rêvant à cela :
4. Baudelaire et les autres construisent des châteaux de l'âme où ils se réfugient pour échapper à la vie... Ce rêvant, nous sommes voisins des grands esprits religieux, car nous croyons avec eux que la connaissance sensible n'est pas une véritable science...
BARRÈS, Mes cahiers, t. 10, 1913-14, p. 117.
Ce en incise (vx). Ce dit-on. Dit-on. Et, ce dit-on, il en était aimé (CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848 ds G. MAUGER, Gramm. pratique du fr. d'auj., Paris, Hachette, 1968, p. 127). Ce crois-je :
5. Entre deux beautés qui l'agaçaient, il choisit la plus petite :
La grande en fut, ce crois-je, bien despite...
SAINTE-BEUVE, Tabl. hist. et crit. de la poésie fr. et du théâtre fr. au XVIe s., 1828, p. 36.
Ce en appos. + pron. rel.
Ce que dessus :
6. Comme vous êtes, après ma mère, ce que je révère le plus au monde, je vous fais ces lignes pour vous annoncer ce que dessus.
STENDHAL, Armance, 1827, p. 201.
Ce qu'à Dieu ne plaise (BREMOND, Hist. littér. du sentiment relig. en France, t. 3, 1921, p. 513).
b) Ce, compl. prép., en fonction de compl. circ.
Arch. Nonobstant ce. Soit : mais nonobstant ce, (...) le Christianisme n'est pas passé (CHATEAUBRIAND, Ét. hist., 1831, p. CLIII). Ce nonobstant. Un certain cheval sans tête qui, ce nonobstant, galope fort vite au milieu des pierres (MÉRIMÉE, Mosaïque, 1833, p. 320). Pendant ce. Pendant ce, moi qui cependant ne suis pas un pudibond, je croyais assister à une récréation de bagne (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1892, p. 210). Ce pendant (que). Cf. cependant. À ce. Inscription aux bureaux à ce établis (Code civil, 1804, p. 387). Pour ce. La pauvre Sidoine fut convaincue par le juge d'avoir fait la ribaude et pour ce mise nue sur un âne (A. FRANCE, L'Orme du mail, 1897, p. 213).
Cour., fam. [Avec valeur anaphorique (renvoie à l'antécédence immédiate)] Sur ce. Sur ces mots (souvent pour prendre congé de qqn). Je vous souhaite, sur ce, le bonsoir (GIDE, Correspondance [avec Valéry], 1891, p. 44). Sur ces entrefaites, ensuite. M. Élie vérifia la stabilité de sa chaise. Sur ce, un petit monsieur entra (MONTHERLANT, Les Célibataires, 1934, p. 740). Et ce. Et cela qui vient d'être dit. Des messieurs disaient des douceurs à des têtes de femmes enveloppées jusqu'au cou des rideaux de leurs loges (...) — et ce, pendant qu'on les habillait par derrière (E. DE GONCOURT, La Faustin, 1882, p. 94). Pour ce faire. Saisissant l'occasion d'assister un malade, un blessé, mais n'ayant pour ce faire ni titre, ni facilités (BARRÈS, Les Diverses familles spirituelles de la France, 1917, p. 20).
c) Ce, suj. de est (ou doit être, ou peut être, ou allait être). Des pas légers, des pas de femme qui crièrent tout à coup sur le sable du jardin lui mirent la mort dans l'âme. C'était, ce devait être elle (PONSON DU TERRAIL, Rocambole, t. 3, Le Club des valets de cœur, 1859, p. 286). Vous vous dites peut-être que Michele était pour elle, pour nous deux, une sorte de remords vivant? Non. Ç'aurait pu être, en effet. Ça n'était pas (R. MARTIN DU GARD, Confidence africaine, 1931, p. 1127).
[Valeur anaphorique] Ce, suj. d'une prop. attributive qualificative. C'est beau, c'est bien, c'est vrai, c'est sûr. Ce sont des villes! C'est un peuple (RIMBAUD, Illuminations, Villes I, 1873, p. 276).
Arch. et littér. Ce m'est, ce lui est. C'est pour moi, pour lui (elle) :
7. Et nous qui souffrons de ces raffinements et de cette civilisation, ce nous est une étrange ivresse que de nous plonger, ne fût-ce qu'un instant, au jaillissement primitif de cette source d'universelle activité.
P. BOURGET, Nouv. Essais de psychol. contemp., 1885, p. 115.
♦ [Pour reprendre un adj.] Ce l'est :
8. — Ce que tu m'annonces, ô vierge, s'écria l'apôtre, me semble prodigieux et au-dessus de la puissance humaine.
Ce l'est, répliqua la vierge Orberose.
A. FRANCE, L'Île des pingouins, 1908, p. 120.
Ce désigne parfois une pers., avec une nuance fam., plais. ou iron., péj. Synon. cela, ça. Comme cela s'appelle un roi, comme c'est né Fleurdelysé (...) C'est bien, c'est le damné; vous serez sans entrailles! (HUGO, La Pitié suprême, 1879, p. 153).
♦ [Pour résumer une action énoncée dans la phrase précédente] :
9. L'injection d'essence est terminée? Dans les deux cylindres? Avez-vous pensé à essuyer un peu les bougies? C'eût été prudent après une étape de onze kilomètres. Enveloppez bien le carburateur.
ROMAINS, Knock, 1923, I, p. 2.
Rem. Arch. et littér. (ce + verbe d'état). Ce peut, ce paraît, ce semble, ç'avait l'air... (avec une nuance d'affectation) :
10. Ce jour-là, ç'avait l'air d'un métier si calme, si facile, celui de pêcheur d'Islande; — un métier de demoiselle...
LOTI, Pêcheur d'Islande, 1886, p. 64.
11. Et le verger fut grand où hantait la calandre diserte.
Et quant à la Dame, elle avait ce geste prompt,
Ce « ce me plaît » qui déconcerte; ...
MORÉAS, Le Pèlerin passionné, 1891, p. 11.
12. Un chef-d'œuvre? (...) Ce n'a même pas la prétention d'être un tableau, mais une simple esquisse (il avait raison).
PROUST, Le Côté de Guermantes 1, 1920, p. 223.
Ce en incise, explétif. Ce me semble. Nous avons au grenier un nombre suffisant Ce me semble, de vieilles planches? (BAUDELAIRE, Les Fleurs du Mal, 1857, p. 282). Ce semble. Il convient, ce semble, de distinguer la science de l'instruction (RENAN, L'Avenir de la sc., 1890, p. 112).
[Valeur anaphorique] Ce, suj. d'une prop. attributive d'identification. C'est moi, toi, lui, elle; ce sont eux, elles; fam. c'est eux, elles.
Rem. C'est nous, c'est vous restent toujours au sing. C'était nous, en train de patauger dans la boue jaune (CÉLINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 223).
[Le référent n'est pas dans la phrase] Cf. c'est-à-dire, c'est à savoir (s.v. savoir).
[Le référent est dans la même phrase] Ce, suj. d'une prop. attributive qualificative. C'est bien, c'est beau; c'est un homme.
2. Ce. Ce dont on parle, la situation actuelle. C'est aujourd'hui, c'est l'heure; c'est l'hiver. Les armureries n'ouvriront pas aujourd'hui, c'est dimanche (MALRAUX, L'Espoir, 1937, p. 445).
B.— Ce, antécédent du pron. rel. neutre.
1. [En dehors de l'interr., pour introd. une sub. rel.] Ce qui, ce que, ce dont, ce à quoi, ce pour quoi, etc. :
13. L'homme naît avec la faculté de recevoir des sensations; (...) de saisir ce qu'elles ont de commun et ce qui les distingue...
CONDORCET, Esquisse d'un tableau hist. des progrès de l'esprit hum., 1794, p. 1.
14. Vous savez par l'annonce de la quatrième livraison ce dont je m'occupe pour le deuxième volume des Scènes de la Vie privée; mais ce à quoi vous ne vous attendez point, c'est le Père Goriot, une maîtresse œuvre!
BALZAC, Lettres à l'Étrangère, t. 1, 1850, p. 195.
Rem. Ce désigne un être hum. dans l'expr. ce qu'il y a de plus + adj. (superl. abs.). Des lettres venues de Paris, (...) écrites par ce qu'il y a de plus illustre (STENDHAL, Le Rouge et le Noir, 1830, p. 95).
2. [Dans l'interr. indir.] (Demander) ce qui, ce que :
15. Il m'envoie à cette heure lui présenter ses civilités, savoir ce qu'elle fait, ce qu'elle dit et comment elle se porte.
CAMUS, Les Esprits, adapté de P. de Larivey, 1953, I, 1, p. 451.
Forme redoublée ce que c'est que :
16. Entre le père et la mère, dans le pays où vous êtes née, Vous avez crû, comme un arbre dans un jardin. Jeune être heureux, vous ne savez ce que c'est que souffrir...
CLAUDEL, La Jeune fille Violaine, 2e version, 1901, I, p. 573.
3. [Dans l'interr. dir.] Qu'est-ce que c'est que? (cf. la particule interr. est-ce que...?). Qu'est-ce que c'est que cela? dit le bonhomme dont les yeux s'animèrent à la vue d'une poignée d'or que lui montra Charles (BALZAC, Eugénie Grandet, 1834, p. 171). Qu'est ceci?
Rem. Autres loc. interr. cour. : qui est-ce qui...? quand est-ce que...? qu'est-ce que...? n'est-ce pas que...? Cf. aussi le verbe être.
II.— Ce, particule déictique ou base d'incidence.
A.— [Ce, particule déictique en dehors de la fonction de base d'incidence] C'est.
1. C'est, loc. de la mise en relief.
a) C'est à lui de (à) + inf. Il lui appartient de. Glenarvan comprit que c'était à lui de donner l'exemple de l'obéissance (VERNE, Les Enfants du capitaine Grant, t. 2, 1868, p. 54). Vous pensez, n'est-ce pas, plombier, que c'est bien au propriétaire à payer les dégâts? (T. BERNARD, M. Codomat, 1907, I, 2, p. 139).
b) [Pour mettre en relief au début d'une phrase un terme autre que le verbe à un mode pers.] Le gallicisme c'est... qui, c'est... que :
17. Ce fut au pied du tombeau même de Socrate que Platon dicta les leçons qu'il avait reçues de son maître.
CONDORCET, Esquisse d'un tableau hist. des progrès de l'esprit hum., 1794, p. 52.
18. On dit toujours que c'est d'un ver que sort le papillon; chez l'homme, c'est le papillon qui devient un ver.
MONTHERLANT, La Reine morte, 1942, I, 1, 3, p. 143.
Rem. 1. C'est... que se rencontre souvent à la forme interr. qu'est-ce que? et la loc. reste toujours au sing. Qu'est-ce que ces gens-là? Ce sont des gens bien? (DRIEU LA ROCHELLE, Rêveuse bourgeoisie, 1939, p. 11). 2. Forme redoublée qu'est-ce que c'est que (cf. supra I B 3).
c) [Ce est explétif] Ce qui... c'est :
19. Ce qui caractérise surtout le vrai sage, c'est un sentiment profond d'ordre et d'harmonie. Toute erreur lui est pénible, tout mal l'afflige, toute injustice l'indigne...
SENANCOUR, Rêveries, 1799, p. 212.
Celui (celle, ceux...) qui (que, dont...)... c'est (ce sont) :
20. Mais ceux dont on avait le plus de peine à contenir l'indignation vertueuse contre le parti de l'usurpateur, c'étaient les nobles ou leurs adhérents...
Mme DE STAËL, Considérations sur les princ. événements de la Révolution fr., t. 2, 1817, p. 228.
C'est à + inf. C'est de nature à. C'est à mourir de rire. Je me sens aujourd'hui si active, si gaillarde, c'est à ne pas croire (BERNANOS, La Joie, 1929, p. 534).
[Pour marquer une intention] C'est pour + inf. :
21. — Mais, maman, j'ai peur aussi, moi.
— Comment? répond Madame Lepic, un grand gars comme toi! c'est pour rire.
RENARD, Poil de Carotte, 1894, p. 2.
C'est pourquoi. Voilà pourquoi, c'est la raison pour laquelle :
22. Le temps est de nouveau complètement couvert. C'est aussi pourquoi sans doute j'ai mal dormi.
GIDE, Journal, 1914, p. 418.
d) C'est. [Valeur anaphorique d'anticipation, pour annoncer un suj. rejeté en fin de phrase]
C'est..., + suj. :
23. Je me demande souvent comment vivent ceux qui n'ont rien à se reprocher. C'est si mystérieux une âme pure!
GREEN, Journal, 1943, p. 4.
C'est... que (explétif) + suj. Ce ne fut pas une petite affaire pour les Le Pesnel que ce voyage (DRIEU LA ROCHELLE, Rêveuse bourgeoisie, 1939, p. 78).
C'est... de + inf. :
24. À moi, le grand horizon de l'Ouest! Je te salue, Océan, c'est bon de respirer, c'est bon d'être avec toi, c'est bon de te sentir sur la face et sous les pieds!
CLAUDEL, Le Livre de Christophe Colomb, 1929, 1re part., p. 1149.
C'est..., que de + inf. C'est une distraction puissante que d'écrire un roman (GREEN, Journal, 1928, p. 3).
C'est... que + inf. :
25. Mais c'est trop qu'être roi dans un air qu'ils respirent.
C'est trop que les avoir, c'est trop que les conduire.
Et c'est encore trop, hélas! que les haïr.
MONTHERLANT, Encore un instant de bonheur, 1934, p. 677-678.
Rem. Forme redoublée (voilà) ce que c'est que (de), quand...! (exclamatif pour constater un résultat défavorable). Il allait bientôt nous en cuire. Ce que c'est quand on n'a pas d'expérience [!] (F. VIDOCQ, Mémoires de Vidocq, t. 2, 1828-29, p. 73). Connaissant enfin par lui-même ce que c'est que de trembler et de souffrir pour ce qu'on aime... (G. SAND, Histoire de ma vie, t. 1, 1855, p. 79). Une baronne! ... Un marquis! ... Ce que c'est que les hasards de la navigation... Me voilà dans le monde, alors... dans le plus grand monde... (MEILHAC, HALÉVY, La Cigale, 1877, II, 13, p. 87).
[Valeur anaphorique de reprise ou d'anticipation, pour annoncer ou reprendre une prop. introd. par si, comme ou quand] :
26. Il avait sombré plus d'une fois dans les sables, la montagne, la nuit et la mer. Et quand il était revenu, ç'avait toujours été pour repartir.
SAINT-EXUPÉRY, Terre des hommes, 1939, p. 156.
[Valeur anaphorique de reprise, c'est reprend un suj. exprimé en tête de phrase] :
27. ... ce qui a été dur, ç'a été de me trouver dans la petite salle, avant l'audience, avec la mère de Greslou...
P. BOURGET, Le Disciple, 1889, p. 233.
Le gallicisme c'est reste au singulier
♦ quand il est suivi d'une somme, d'un nombre d'heures, d'une quantité au plur. :
28. ... c'était vingt mille francs qu'elle voulait de ma part, comme des autres...
RESTIF DE LA BRETONNE, M. Nicolas, 1796, p. 99.
29. JACQUES. — Mais ce n'est pas vingt ans que tu sembles avoir, mon Jean, et l'on dirait que tu en as à peine douze.
CLAUDEL, La Nuit de Noël 1914, 1915, II, p. 568.
♦ quand il est suivi de plusieurs subst. au sing. ou dont le premier est au sing. :
30. ... l'enthousiasme se rallie à l'harmonie universelle : c'est l'amour du beau, l'élévation de l'âme, la jouissance du dévouement, réunis dans un même sentiment qui a de la grandeur et du calme.
Mme DE STAËL, De l'Allemagne, t. 5, 1810, p. 187.
Rem. Sauf dans le cas d'une énumération. Ce sont :
31. Plate-forme au sommet d'une tour destinée à l'observation et à l'adoration des astres. Quatre figures colossales de génies marquent les points cardinaux : ce sont : Sed, taureau à face humaine; Nergal, lion à face humaine; Oustour, l'homme; Nattig, à tête d'aigle.
VALÉRY, Variété III, 1936, p. 124.
♦ dans les interr. est-ce là...? qu'est-ce que?
Rem. La plupart des écrivains évitent d'écrire sont-ce là...? par souci d'euphonie.
♦ devant une prép. Dans la jeunesse, les pensées me venaient en sonnets; maintenant c'est en maximes (SAINTE-BEUVE, Pensées et maximes, 1840, p. 15).
♦ avec le pron. en. C'en est :
32. Lahirel, en toilette du matin, un petit peigne d'une main, et de l'autre, un miroir dans lequel il se regarde. (...) Voyons donc! c'en est bien un... c'en est même trois! Il arrache un ou deux cheveux.
PAILLERON, L'Âge ingrat, 1879, I, 1, p. 1.
Rem. Loc. c'en est fait. Cf. faire.
♦ ds l'expr. si ce n'est. Excepté, sinon :
33. Dans l'air silencieux ni souffles ni bruits d'ailes,
Si ce n'est, enivré d'arome et de chaleur,
Autour de l'églantier et du cytise en fleur,
Le murmure léger des abeilles fidèles.
LECONTE DE LISLE, Poèmes antiques, Paysage 1864, 1874, p. 232.
♦ devant nous et vous (cf. supra I A 1 c c'est valeur d'identification)
Rem. Dans tous les autres cas, c'est ou ce sont sont empl. concurremment devant un plur., bien que c'est + subst. ou pron. plur. soit plus fam. Ce n'est pas des visages, c'est des masques (A. FRANCE, La Rôtisserie de la Reine Pédauque, 1893, p. 317).
2. C'est que, loc. conj.
Si ce n'est que. Excepté que.
Si..., c'est que + ind. (causal, explicatif = c'est parce que) :
34. Si les préfaces de cette édition complète de mes œuvres, tiennent de la nature des mémoires, c'est que je n'ai pu les faire autrement.
CHATEAUBRIAND, Essai sur les Révolutions, préf., t. 1, 1797, p. XLIX-XLX.
Ce n'est pas que + subj. Ne pensez pas que, il n'est pas exact que :
35. Ce n'est pas que je croie que S. Luc, avant d'être chrétien, eût été pharisien. Loin de là, je crois qu'il était Essénien avant sa conversion au christianisme...
P. LEROUX, De l'Humanité, t. 2, 1840, p. 807.
B.— [Ce, base d'incidence d'un élément non pronominal.]
1. Ce, base d'incidence de que adv. (dans une phrase exclam.). Ce que...! Loc. adv. indiquant une quantité ou une intensité.
Devant un adv. Synon. combien...!
Devant un adj. Synon. comme...! :
36. Ce que nous étions serrés sur cette plate-forme d'autobus! Et ce que ce garçon pouvait avoir l'air bête et ridicule!
QUENEAU, Exercices de style, 1947, p. 14.
2. Ce, base d'incidence de que conj. de subordination.
[Non soudé]
À ce que :
37. Il faut toujours s'attendre à ce que les choses se passent conformément à la pesanteur, sauf intervention du surnaturel.
S. WEIL, La Pesanteur et la grâce, 1943, p. 11.
Rem. [En style de chancellerie] À ce que nul n'en ignore. Afin que nul n'en ignore.
De ce que. Darius se plaignoit de ce que les Grecs entretenoient la révolte des villes d'Ionie (CHATEAUBRIAND, Essai sur les Révolutions, t. 2, 1797, p. 9).
En ce que :
38. ... les paroles de Saint-Loup ne me déplaisaient pas en ce qu'elles rappelaient que la prétention avoisine la bêtise et que la simplicité a un goût un peu caché mais agréable.
PROUST, Le Temps retrouvé, 1922, p. 740.
Jusqu'à ce que :
39. Elle [Eurydice] tricotera pendant toute la tragédie jusqu'à ce que son tour vienne de se lever et de mourir.
ANOUILH, Antigone, 1946, p. 136.
Pour ce que (arch., littér.). Cf. parce que :
40. Laissons le rustre, l'immonde
Ignorant dénier à notre Apollon le prix
Des larmes, pour ce qu'il est si bien appris
À couvrir de beauté la misère du monde.
MORÉAS, Sylves, À R... de la Tailhede, 1896, p. 165.
De façon, de manière à ce que (vx ou fam. pour de façon que) :
41. Eugénie fit cacher Louise dans l'angle de la porte, de manière à ce que le concierge, s'il lui plaisait par hasard de se réveiller, ne vît qu'une personne.
A. DUMAS Père, Le Comte de Monte-Cristo, t. 2, 1846, p. 523.
[Soudé] Cf. parce que.
Prononc. et Orth. :[s()]. Ce, c', ds Ac. 1694-1932; ç' ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. [Ca 881 czo pron. neutre inv. (Eulalie ds BARTSCH Chrestomathie, 3, 21); ca 1100 ce forme affaiblie (Roland, éd. J. Bédier, 984)]. A. Employé avec un verbe 1. a) le plus souvent être 2e moitié Xe s. (Passion, éd. D'A. S. Avalle, 14); — avec d'autres verbes (dont les plus fréquents sont sembler, paraître, devenir, rester, pouvoir) ainsi ca 1040 (Alexis, éd. Chr. Storey, 92); rare, subsiste dans un style soutenu et plus ou moins archaïque, v. infra C 1b; b) peut s'employer dans une phrase interrogative ca 1100 (Roland, 334), employé dans des périphrases d'insistance qui deviendront des interrogatifs composés du fr. mod., v. G. MOIGNET, Gramm. de l'a. fr., Paris, Klincksieck, 1973, p. 152; 2. pour mettre en relief c'est peut a) reprendre — un élément (subst., pron., inf.) ca 1040 (Alexis, 258); — un membre de phrase, une phrase ca 1040 (ibid., 366); b) c'est + attribut suivi du nom qui reprend l'élément de pensée précédé de que 1580-92 (MONTAIGNE, I, 105 ds LITTRÉ); c'est + attribut + que de + inf., ca 1463 (Maistre Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 1411); c) c'est à ... de ou à « il appartient à » 1512 c'est à ... de (Gringore 2, 5 ds IGLF); 1666 c'est aux ... à (MOLIÈRE, Misanthrope, III, 1); 3. c'est ... qui, c'est ... que a) mettent en valeur un élément de phrase . ca 1040 c'est ... + relative (Alexis, 49); ca 1463 (Maistre Pathelin, 1263 : c'est a vous a qui je vendi, Six aulnes de drap); la lang. mod. ne met pas la prép. devant que, ca 1463 (ibid., 1442 : c'est a vous mesmes que je parle), alors que la lang. class. préférait ne la mettre que devant que, qui : 1699-1717 (FÉNEL., Tél., III ds LITTRÉ : C'est vous [...] pour qui mon cœur s'attendrit); . ca 1040 c'est + conjonctive (Alexis, 440); b) peuvent s'employer à la forme interrogative 1561 (CALVIN, 154 ds LITTRÉ); c) avec un attribut adv., adj. ou part. ce peut prendre la valeur de il impersonnel, mais souvent avec valeur d'insistance 1561 (CALVIN, 218, ibid.), v. GREV. § 524 et BRUNOT t. 6, 2, p. 1645; de même avec l'expr. c'est ... de + inf., av. 1696 (LA BRUY., XI ds LITTRÉ); [cf. ca 1100 Roland, 1427]; 4. ce + être entrent dans la formation de loc. a) ca 1040 ço m'est vis que « il me semble que » (Alexis, 343); b) début XIIe s. ceo est a + inf. « il faut » (Lois G. le Conquérant, éd. J. E. Matzke, § 1 : ceo est a saver) v. aussi c'est-à-dire; c) 1er quart XIIIe s. se ne fust chou que (Le Livre de Lancelot del Lac, 3, 351 ds IGLF); d'où ca 1450 se ce n'estoit (J. REGNIER, Fortunes et adversités, 156, 4441, ibid.); d) av. 1742 ce n'est pas que + subj. écarte une opinion (MASS., Avent, Mort du pêcheur ds LITTRÉ); e) introduisant une explication 1751 c'est de + inf. (VOLT., Louis XIV, 14, ibid.); 1863 c'est que (LITTRÉ); f) av. 1510 c'est pour marque l'intention (G. COQUILLART, Poésies, 1, 149 ds IGLF); c'est pourquoi v. pourquoi. B. 1. Ce annonce une relative a) — compl. (ou suj.) ca 1040 (Alexis, 369); parfois en relation avec ce explétif (surtout avec le verbe être) 1463 (Maistre Pathelin, 1553); ce explétif non exprimé 1662 (MOLIÈRE, École des femmes, vers 729); — attribut XVe s. (CH. D'ORLÉANS, Ballades, éd. P. Champion, 36); — en appos. fin XIIe-début XIIIe s. (Aymeri de Narbonne, 2352 ds T.-L.); b) ce qui/que pour la personne qui/que 1er quart XIIIe s. ce qui (Le Livre de Lancelot del lac, 1, 260 ds IGLF) — XVIIIe s. : 1732, VOLT., Zaïre, II, 1 ds LITTRÉ; à nouv. aux XIXe et XXe s. : v. GREV. § 527 hist.; rare; 2. une interrogation indirecte 1re moitié Xe s. (Jonas ds BARTSCH Chrestomathie, 4, 6); parfois ce est sous-entendu 1463 (Maistre Pathelin, 685), que peut être sous-entendu av. 1695 (LA FONT. Jum. ds LITTRÉ); 3. une conjonctive ca 1040 (Alexis, 363); parfois la conjonction n'est pas exprimée ca 1100 (Roland, 2297); parce que; 1160 a çou que « pendant que » (Flore et Blancheflor, Append. 117, Du Méril ds GDF.); attest. isolée; 1174-1200 a ce que « afin que » (Renart, éd. Méon, 8243), subsiste comme terme de chancellerie dep. 1690, FUR.; 4. av. 1710 ce que fam. loc. adv. exclamative « combien » (Fléch. ds BESCH.); 1894 (A. FRANCE, Le Lys rouge, p. 79 ds GREV. § 845 rem. 2). C. Subsiste dans certains tours anc. ou rares, à la place des formes composées ceci, cela 1. employé seul a) régime d'un verbe ca 1100 (Roland, 233), ne subsiste que dans certaines expr. figées ca 1450 ce faire (J. REGNIER, op. cit., p. 83, 2318); 1540 pour ce faire (NICOLAS HERBERAY DES ESSARS, Amadis, 37 ds IGLF); ca 1450 ce faisant (Mist. Viel Testament, éd. J. de Rothschild, 10061); b) suj. d'un verbe — 1291-1328 ce samble (Ovide moralisé, éd. C. de Boer, X, 3550), encore attesté au XVIIe s. : 1653 [VAUGELAS], Quinte-Curce, 7, 2 ds BRUNOT, t. 6, p. 1646, supplanté par ce me semble, ca 1450 (Mist. Viel Testament, 21828); — 1er quart XIIIe s. avec des verbes de temps (Livre de Lancelot del lac, I, 316), subsiste comme tour littér. jusqu'au XVIIIe s., Rousseau ds BRUNOT t. 6, p. 1646; 2. précédé d'une prép. ou d'une conjonction — 1re moitié Xe s. de ce (Jonas ds BARTSCH Chrestomathie, 4, 2); 1310 en tesmoing de cheu (S. Evroult, Arch. Orne [VI, 346, Luce, ms. Amiens] ds GDF.); — Xe s. et cio (St Léger, éd. J. Linskill, 43 : et cio li dist); XIIIe s. et ce (Amadas et Ydoine, éd. C. Hippeau, 5286). Du lat. vulg. ecce hoc, qui, au fur et à mesure qu'il est devenu inaccentué, a été remplacé comme pron. accentué par cela, sauf dans les loc. archaïques, supra C. Les formes iço, ice, attestées de ca 1040 (Alexis, 528 : Par iço) au XVe s. (BL.-W.5), semblent provenir de l'adv. i < hic, p. ext. anal. à partir de l'adv. ici < híc ecce híc (G. MOIGNET, op. cit., p. 43). Bbg. DARM. Vie 1932, p. 193. — GOUG. Lang. pop. 1929, pp. 115-116. — HATCHER (A. G.). From ce suis je to c'est moi. P.M.L.A. 1948, t. 63, pp. 1053-1100. — HENKEL (W.), MULLER (C.). Ce dont — de quoi. Praxis 1972, t. 19, pp. 220-221. — LORIAN (A.). Ce pour quoi, ce pourquoi ou c'est pourquoi? R. Ling. rom. 1968, t. 32, n° 127/128, pp. 341-361. — YVON (H.). Cil et cist, pron. dém. Romania. 1952, t. 73, pp. 433-461.

2. ce [sə], c' (devant toute forme du verbe être commençant par une voyelle), ç' (devant a) pron. dém.
ÉTYM. Xe, ço; du lat. pop. ecce hoc, de hoc « ceci ».
Sert à désigner la chose que celui qui parle a dans l'esprit.
———
I
1 Suivi du verbe être à la 3e pers., ou des verbes devoir, pouvoir, précédant l'infinitif du verbe être. || C'est, ce doit être, ce peut être, met en valeur un membre de phrase. || C'est lui qui m'a dit cela. || C'était le bon temps. || Ce sera la première fois. || Ce serait, ç'a été…Ce, servant à identifier (une personne, une chose). || Ce doit être, ce devait être lui. || Ce ne peut être cela.Ce, désignant la situation actuelle. || C'est aujourd'hui. || C'est l'hiver.
0.1 Bientôt ce qui fut ennuyeux, ce fut tout. « C'est si ennuyeux, les belles choses ! Ah ! les tableaux, c'est à vous rendre fou (…) Comme vous avez raison, c'est si ennuyeux d'écrire des lettres ! » Finalement ce fut la vie elle-même qu'elle vous déclara une chose rasante, sans qu'on sût bien où elle prenait son terme de comparaison.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 688.
0.2 Mais c'est Mme de Chaussepierre, vous avez été très impolie.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 673.
0.3 C'était le jeudi. Elle se levait et s'habillait silencieusement pour ne point éveiller Charles (…)
Flaubert, Mme Bovary, III, 5.
REM. 1. Ce devant le verbe être est employé comme sujet. Soit il reprend un sujet déjà exprimé (nom, infinitif, proposition) : le premier des biens, c'est la santé; vouloir, c'est pouvoir; qu'il ne vienne pas, ce serait surprenant; — soit il annonce un sujet rejeté en fin de phrase et qui le précise : c'est beau, la santé; c'est un trésor que la santé; c'est gentil d'être venu (→ ci-dessous, 3., les rem.). Le verbe être qui le suit se met généralement au pluriel lorsque l'attribut est au pluriel : c'est un brave homme; ce sont de braves gens; étaient-ce bien eux ?; c'étaient ceux qui sont partis. On rencontre fréquemment des exceptions à cette règle (Voltaire, Fénelon, Massillon, in Littré; France, Barrès, Lemaitre in Grevisse).
1 Ce n'est pas seulement les hommes à combattre, c'est des montagnes inaccessibles, c'est des ravins et des précipices d'un côté, c'est partout des forts élevés.
Bossuet, Oraison funèbre du prince de Condé.
2 Qui racontera ces détails (…) ? Ce n'est pas les journaux.
Chateaubriand, De la censure, in Littré.
3 Ce n'est pas des visages, c'est des masques.
France, la Rôtisserie de la reine Pédauque, p. 314, in Grevisse.
2. C'est reste au singulier devant les pron. nous, vous. C'est vous, c'était nous. 3. Pour ce doit être, ce peut être, ce ne saurait être, → ci-dessus, rem. 1, emploi de ce devant le verbe être. Ce doit être eux est plus fam. que || « ce doivent être deux Orientaux » (Proust, Sodome et Gomorrhe, II, 1, p. 34, in Grevisse). 4. Être, ayant pour sujet ce, reste au singulier devant une préposition.
4 C'est d'eux seuls qu'on reçoit la véritable gloire
Corneille, Horace, V, 3.
5 C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !
La Fontaine, Fables, VII, 9.
5. Suivi de deux ou plusieurs noms attributs au singulier ou dont le premier est au singulier, le verbe être se met plutôt au singulier, pour des raisons d'euphonie, sauf s'il s'agit d'une énumération. Il y a quatre points cardinaux : ce sont le nord, le sud, l'est et l'ouest.
6 Dans les ouvrages de l'art, c'est le travail et l'achèvement que l'on considère, au lieu que dans les ouvrages de la nature, c'est le sublime et le prodigieux.
Boileau, Réflexions critiques sur… Longin, 30.
Si l'un de ces noms est au pluriel : « c'est la gloire et les plaisirs qu'il a en vue », mais : || « ce sont les plaisirs et la gloire qu'il a en vue » (Littré). Lorsque les attributs développent un collectif, un pluriel, le verbe être se met au pluriel. Une troupe s'avança, c'étaient des ennemis.
6. Le verbe être est toujours au singulier dans certaines expressions figées : si ce n'est (→ Si), fût-ce (→ Être); dans certaines tournures interrogatives : sera-ce…, en est-ce…, est-ce là…, qu'est-ce que…; dans l'indication de l'heure, d'une somme considérée comme un tout : c'est mille francs qu'il me faut; c'était deux heures qui sonnaient.
2 Ce dans une phrase interrogative. || Est-ce vous ?Avec qui ou que, → ci-dessous, 3. || Qui est-ce ? qu'était-ce ?…Qu'est-ce-là ? qu'est-ce-ci ? Ceci, cela.
7 Est-ce toi, chère Élise (…) ?
Racine, Esther, I, 1.
8 Qu'est-ce qu'elle dit, cette morale ?
Molière, le Bourgeois gentilhomme, II, 4.
9 Qui peut-ce être ?
Molière, l'Avare, IV, 7.
10 Qu'est-ce-ci, mes enfants (…)
Corneille, Horace, II, 7.
10.1 Et qu'est-ce encore que celle-là ? s'écria Madame de Guermantes.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 673.
(Redoublement de ce). || Qu'est-ce que c'est ?
10.2 Qu'est-ce que c'est que cette personne, Basin ? demanda-t-elle (…)
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 673.
(Redoublé, dans une proposition subordonnée interrogative indirecte). || Ce que c'est que… || Je sais ce que c'est que ce livre.
10.3 Je ne sais pas ce que c'est que Chausse-pierre.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 673.
Vx. || Que c'est : ce que c'est.
11 Voyez que c'est d'avoir étudié.
La Fontaine, Contes, « La jument du compère Pierre ».
3 (Suivi du verbe être et du pronom relatif ou de la conjonction que). Le gallicisme C'est… qui, c'est… que sert à détacher en tête un élément de pensée. || C'est une bonne idée que vous avez là.
12 C'est l'acheter trop cher que l'acheter d'un bien (…)
La Fontaine, Fables, IV, 13.
13 Le moyen essentiel, qu'emploie la langue pour mettre en lumière tout élément qui doit ressortir, c'est l'emploi de la formule c'est devant le mot à souligner. — « Hippolyte ? Grands dieux !C'est toi qui l'as nommé ! » (Rac., Phèd., I, 3).
F. Brunot, la Pensée et la Langue, VIII, XVI, p. 282.
13.1 C'était chez la mère Rolet qu'il devait envoyer ses lettres.
Flaubert, Mme Bovary, III, 3.
REM. Lorsque c'est est suivi d'un attribut, le nom rejeté en fin de phrase qui reprend l'élément de pensée annoncé par ce est précédé de que, ou parfois d'une simple virgule. C'est un grave défaut que l'orgueil; c'est une grande qualité, l'humilité.
C'est… annonçant un infinitif. || C'est… que de.
14 (…) ce n'est pas une petite peine que de garder chez soi une grande somme d'argent.
Molière, l'Avare, I, 4.
Littér. || C'est… que (par ellipse de de). || Ce serait une erreur que vouloir…
14.1 Et ce n'est pas pécher que pécher en silence.
Molière, Tartuffe, IV, 5.
C'est… de (par ellipse de que).
15 C'était lui faire injure de l'implorer.
Pascal, les Provinciales, 4.
C'est que, c'est de donnant une explication, une raison, un motif.
16 Le marquis de Seignelay ayant demandé au doge de Gênes ce qu'il trouvait de plus singulier à Versailles, il répondit : c'est de m'y voir.
Voltaire, le Siècle de Louis XIV, 14.
16.1 Mais c'est que justement je ne serai pas à Paris, répondit la duchesse au colonel de Troberville.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 683.
17 C'est que, c'est donc que, qui servent à mettre en relief la cause, le motif, mettent aussi en relief l'effet, la conséquence, la conclusion. Ce sont des formes ordinaires de raisonnement : « Puisqu'il y a des dissentiments, puisqu'on sent le besoin d'un arbitre, c'est que la partie n'est pas définitivement perdue pour nous. » (Feuill., Morte, 65.)
F. Brunot, la Pensée et la Langue, XXII, VIII, p. 840.
REM. Ce n'est pas que, suivi du subjonctif, écarte une opinion. Ce n'est pas que je veuille médire (Littré). Ce n'est pas que… ne, énonce une affirmation (les deux négations se détruisent). Ce n'est pas que je ne veuille pas y aller, mais…
17.1 Aussi, je refusai le souper. Ce n'est pas que je ne me plusse chez la princesse de Guermantes.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 709-710.
4 C'est à… de… (ou à…) : il appartient à… || C'est à lui de jouer ou à jouer. À (cit. 5 et 6).
C'est pour ou, plus cour., c'est à [sɛta] suivi d'un infinitif : cela mérite que, c'est de nature à. || C'est pour rire. || C'est à pleurer, c'est à mourir de rire.
C'est à dire. C'est-à-dire.
C'est pourquoi. Pourquoi.
5 C'est fait de…, c'en est fait de… Faire.
6 Ce explétif. || Ce qui me plaît, c'est son attitude. Il peut être supprimé : ce que je crains est d'être surpris (Littré), sauf si le verbe être est suivi d'un substantif pluriel ou d'un pronom personnel. || Ce qui me rassure, ce sont ses idées.
REM. C'est, suivi d'une proposition introduite par qui ou que, peut rester au présent quel que soit le temps du verbe de cette proposition. C'est lui qui va, qui ira, qui alla… Toutefois, c'est peut se mettre par attraction au même temps que le verbe de la subordonnée, surtout aux temps simples. Ce sera lui qui ira, ce fut lui qui alla. — Dans une subordonnée, c'est s'accorde normalement. Parce que c'est lui. Si c'était lui. Quand ce serait lui. Ce devant être et un adjectif attribut s'emploie concurremment avec il : il est bon de… C'est évident que… Usuellement il est employé pour annoncer ce qui suit et ce pour renvoyer à ce qui précède. Faut-il en parler ? C'est inutile : il est inutile d'en parler.
———
II Suivi d'une des formes du pronom relatif (qui, que, quoi, dont) ou de la conjonction que, est employé soit comme sujet, soit comme complément ou attribut. || Ce que vous dites est faux. || Regarde ce que tu as fait.
17.2 Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement (…)
Boileau, l'Art poétique, I.
17.3 Fay ce que vouldras.
Rabelais, Gargantua, LVII.
18 Vous êtes aujourd'hui ce qu'autrefois je fus.
Corneille, le Cid, I, 3.
18.1 — Pour qui me prenez-vous ?
— Pour ce que vous êtes, pour un grand médecin.
Molière, le Médecin malgré lui, I, 5.
19 Ce a fini par former avec que une locution : ce que, dont la destinée a été grande dans la langue moderne. Non seulement elle sert à faire des locutions nominales : Faites ce que vous voudrez. Mais elle entre dans la composition d'une foule de locutions invariables : parce que, jusqu'à ce que, etc.
F. Brunot, la Pensée et la Langue, VI, VII, p. 193.
19.1 Alors vous tenez à ce que j'aie ma migraine ? Vous savez bien que c'est la même chose chaque fois qu'il joue ça. Je sais ce qui m'attend.
Proust, Du côté de chez Swann, Pl., t. I, p. 189.
Ce qui… ce sont…
20 Ce sont charmes pour moi que ce qui part de vous.
Molière, les Femmes savantes, III, 1.
Ce que…sont…
21 Ce que je vous dis là ne sont pas des chansons (…)
Molière, l'École des femmes, III, 2.
Vx. || Ce que : la personne que.
22 Ce qu'on appelle un fâcheux est celui qui (…)
La Bruyère, les Caractères de Théophraste, « D'un homme incommode ».
23 Il est doux de faire du bien à ce qu'on aime.
France, le Génie latin, p. 235, in Grevisse.
Tout ce qui, tout ce que : toutes les choses qui, que.
24 Tout ce que ce palais renferme de mystères.
Racine, Esther, II, 1.
Vx. || Ce que : tout autant que.
25 Et Pompée est vengé ce qu'il peut l'être ici.
Corneille, Pompée, V, 4.
Loc. conj. À ce que… Afin (que), pour (que). || À ce que nul n'en ignore.
Fam. || Ce que [skə]... Combien, comme. || Ce que c'est beau !
26 On n'imagine pas ce que c'est difficile de le voir.
Gide, les Caves du Vatican, IV, p. 185.
26.1 (…) Et ce que je peux l'énerver, c'est exquis !
Sacha Guitry, Ils étaient 9 célibataires, p. 25.
26.2 À ce propos, les Chinois disent que la musique européenne est monotone. « Ce ne sont que des marches », disent-ils. En effet, ce qu'on trotte et ce qu'on claironne chez les Blancs.
Henri Michaux, Un barbare en Asie, p. 152.
Vx. || Ce qui est de (suivi d'un adj.) : ce qu'il y a de.
27 Ce qui est de réel, est que (…)
Fénelon, XXI, 228, in Littré.
REM. (Emploi de ce qui et ce qu'il devant un verbe impersonnel). Avec falloir, on emploie ce qu'il. Faire ce qu'il faut. Avec plaire, il faut employer ce qu'il lorsqu'on veut sous-entendre après plaire l'infinitif du verbe employé précédemment : il dira ce qu'il lui plaira (de dire). Avec les autres verbes, les deux formes se rencontrent : ce qui me reste à vous dire (Becque); ce qu'il reste à dire (Le Bidois).
Loc. conj. Par ce que Parce que.
———
III REM. En dehors des cas I. et II., ce est généralement remplacé par la forme composée (→ Cela, 2.). Par exception :
1 Vx. Employé comme objet direct, sans être suivi du pronom relatif. || Ce dit-il.
28 Sortons, ce m'a-t-il dit…
Molière, les Fâcheux, I, 1.
Employé absolument devant un adverbe. || Ce devant, ce dessus, ce néanmoins, ce pendant ( Cependant).
Quand ce vint : quand le moment fut venu. || Quand ce vint à payer (La Fontaine, Belphégor).
(Archaïque) || Ce semble : il semble. Paraître (paraît-il).Mod. || Ce me semble [səməsɑ̃bl]. Sembler.
Ce lui est, ce vous est : c'est pour lui, pour vous.Ce l'est. || Est-ce vrai ? Ce l'est.
2 Employé absolument, pour résumer, reprendre ce qui a été dit. Vx. || En vertu de ce. Cela.Mod. || Ce faisant [səfəzɑ̃]  : en faisant cela. || Ce disant. || Ce que voyant, il partit, ayant vu cela… || Pour ce faire.
Sur ce [syʀsə]  : après cela, ceci étant dit, étant fait, sur ces entrefaites. || Sur ce, je vous quitte. Là-dessus.
Et ce…, reprenant ce qui vient d'être dit.
29 Le petit navire dansait si fort qu'une table cabriola les pieds en l'air; désarroi des grands naufrages. Et ce, avec un mètre cinquante de fond.
Gide, Voyage au Congo, in Souvenirs, Pl., p. 828.
HOM. 1. Ce, se.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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